vendredi 2 décembre 2011

SALE AFISTE

─ Je suis de plus en plus inquiet.
─ La vie est de plus en plus chère, mais c’est les pauvres qui doivent s’inquiéter pas toi.
─ Ce n’est pas une question d’argent.
─ Alors c’est quoi ?
─ C’est le printemps arabe.
─ Nous sommes en automne.
─ Je sais, pas eux, ils ne pensent pas comme notre calendrier.
─ C’est vrai, il y’a un autre calendrier.
─ Pourquoi ils nous emmerdent ?
─ Je ne comprends pas ce que tu veux dire.
─ Nous avons décidé de nous débarrasser de certains dictateurs de chez eux avec qui nous étions en affaires depuis des lustres pourtant, afin d’installer d’autres plus démocrates, ça j’ai compris, alors qu’est-ce qu’ils veulent ?
─ Ce n’est pas ton problème.
─ Si, parce que les résultats des élections voulues par nous, en dépit de toute notre tambouille, donnent la victoire à ceux que nous ne voulons pas.
Ils le font exprès pour nous emmerder.
─ C’est ça qui t’inquiète ?
─ Pas toi ? C’est tout de même inquiétant que ces cons préfèrent la barbarie à la civilisation.
─ Tu exagères, tu sais bien que je les connais et que je leur consacre des livres.
Nous contrôlons tout, y compris le « salafiste ».
─ C’est quoi sale afiste ?
─ Mon dernier livre en fait l’analyse, je vais te le passer.
C’est quelqu’un qui rêve de l’époque de Médine[1]et que nous utilisons pour faire peur à ceux et à celles qui ne comprennent rien, et dont tu ne fais pas partie bien sûr.
─ Je te remercie, mais moi avec ce printemps arabe, je ne sais même plus distinguer entre les sous- nites et les chie-it.
─ Ce n’est rien, même eux ne savent pas qui est sunnite et qui est chiite.
─ Je ne comprends pas non plus ce que veulent les intégristes et les fondamentalistes, ni ce que cherchent les djihadistes et les mous jahid-in.
Et lorsque j’entends chat ria et chat dort, pour moi c’est du chat- rat- bia.
─ Les moujahidines sont des intégristes et des fondamentalistes qui veulent conduire le jihad contre ce qui n’est pas eux, mais c’est de la parlotte qui remonte aux mille et une nuits.
La charia, c’est ce qu’ils veulent comme loi dans leur foutoir, et le tchador c’est tout simplement le voile qu’ils imposent à leurs bonnes femmes.
C’est marrant, tout ça est dans mon dernier livre.
Il y a peut-être de quoi s’inquiéter lorsqu’ils s’éveilleront, mais ne t’inquiète pas, ce n’est pas demain l’éveil, tu peux boire tranquille.
Dans un bar[2] de la ville de Marrakech au Maroc, non loin de la mosquée « Koutoubia »,[3] deux "touristes" connus,[4] commandent un autre whisky[5] et poursuivent leurs échanges.[6]

BOUAZZA


[1] Il veut parler de l’Islaam à l’époque de Mohammad, l’ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, et de l’État des croyants et des croyantes (almouminoune wa almouminaate) à Almadiina (se reporter à mes textes intitulés "L’État des croyants et des croyantes" et "Encore sur l’État des croyants et des croyantes").
Depuis des lustres, l’État des croyants et des croyantes n’existe plus nulle part.
L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Il n’a donc rien à voir avec les élections voulues par ses ennemis.
[2] Pas celui du palace où sont accueillis des pilleurs, des usurpateurs, des fraudeurs, des corrompus, des truands, des mafieux, des faussaires, des proxénètes, des trafiquants de tous bords, des imposteurs et autres malfaisants, et où des "personnalités" de gauche, du centre de droite et autres des "pays civilisés" viennent se "ressourcer" et "réfléchir" à l’éradication de l’Islaam.
Dans divers palaces, résidences et autres, des dévoyés, pervers et pourris de pays dits "musulmans", qui dégoulinent d’argent sale, de vice, de trahison et de puanteur viennent depuis longtemps, contribuer à conserver au Maroc corrompu sa place de bordel où le débauché est roi !
[3]Alkoutbia, (de koutoub, livres, kitaab au singulier) autrefois avoisinant le quartier des marchands de manuscrits disparu depuis.
Construite sous les Almoravides (Almouraabitoune) au 12ème siècle selon le calendrier dit Grégorien, elle a été profondément transformée sous les Almohades (Almouwahhidoune).
La "Giralda" de Séville en Espagne a été construite d’après le modèle de la "Koutoubia".
[4] Pour leur pédérastie.
C’est une pratique courante au Maroc et dans les autre pays dits "musulmans".
[5] Au Maroc et dans les autres pays dits "musulmans", la consommation d’alcool, particulièrement celle du whisky et de la vodka, est en augmentation constante.
[6] Voir :
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mercredi 30 novembre 2011

LA SŒUR IZE SUR LE GÂTEUX


Disposée à recourir y compris au blâmable pour être au centre de l’attention, et attachée à ce qui tire vers le bas pour être remarquée et se sentir « valorisée », elle s’est lancée dans une sorte de gesti-cul-ation,[1] qui n’a pas échappé au gigolo de service habitué à aller droit aux putes.[2]
Il s’est approché, s’est mis derrière elle, lui a mis les mains sur les hanches et a bandé en fixant le croupion offert.
Auparavant, il niquait des tassespé[3] et des pédés dans des caves pour la caillera.[4]
Maintenant – tout en étant marié – des « femmes émancipées » s’offrent à lui, et des « hommes se donnent librement » !
Dans les soirées,[5] sa bite est accueillie par divers orifices.[6]
Une des épouses habituée de ces partouzes, fait de la baise son principe de base,[7] et répète à chaque occasion qu’il lui est impossible de comprendre comment l’Islaam[8] ne peut envisager les rapports sexuels que dans le cadre du mariage entre un homme et une femme.
C’est une « atteinte à la cul-ture », [9] un « crime contre le sexe » s’indigne t-elle.[10]
Elle n’admet pas non plus que les croyantes se couvrent les cheveux.
C’est une « violation de la liberté », une « négation de la féminité » hurle-t-elle,[11] puis se ressert du vin en braillant la «chanson de Margot».[12]
Une de ses amies s’assoit les jambes écartées pour offrir à la contemplation[13] sa fente de fausse blonde.
La mère de cette amie fait partie des « militantes »[14] pour initier des femelles[15] originaires de pays dits « arabo-musulmans », à « la tolérance »,[16] à « la dignité féminine », à « la jouissance sans entraves », à la « tech-nique pour emballer dans les boîtes de nuit, sur internet et autres », en leur transmettant le désir de stimuler et d’aiguiser les sens « laïcs », afin d’alimenter et d’entretenir leur « soif d’échapper à l’obscurantisme », et en faire des « intégmilées »[17] utilisables dans les agressions contre l’Islaam.[18]
L’épouse dont la baise est le principe de base, aime exposer comment elle a appris à con-cilier[19] le plaisir avec son mari, et à ne plus cul-pabiliser[20] quant à son attrait pour le sexe sans frontières et à son appétit de suceuse sans discrimination !
Portée sur le con-fort[21] et « l’art »,[22] elle en parle entre deux sauteries.[23]
Dans un coin de sa chambre à coucher que connaît la fente de fausse blonde, la bite du gigolo de service, et d’autres, à côté d’un luxueux livre de cuisine, d’un pénis en bois d’ébène et d’une s-cul-pture[24] représentant un mâle avec sa queue en érection, trône une copie du tableau de Gustave Courbet, « l’origine du monde », peint en 1866, suite à une commande d’un « diplomate » Turc !
Ce tableau représente une femelle allongée nue sur le dos, les jambes écartées, offrant son vagin et sa toison pubienne.
L’épouse se met face à cette image pornographique,[25] met un doigt dans son vagin, se livre à un va et vient intense, et con-tinue[26]avec son objet cul-te,[27] le pénis en bois d’ébène.
En regagnant le bercail, le gigolo de service savoure la cerise sur le gâteau : Le moment où il besogne bobonne.
Il ignore que son « honorable épouse » se fait tirer ailleurs, et que c’est une professionnelle des fellations.
Tout à sa besogne, il lui arrive de penser à ce qui a lieu parfois à l’institution pour personnes âgées attenante au domicile con-jugal,[28] où la sœur Ize sur le gâteux qu’il connaît bien, con-tribue[29] à augmenter son appétit.[30]

BOUAZZA

[1] Gesticulation.
[2] Au but.
[3] Pétasses.
[4] Racaille.
[5] C’est dans une de ces soirées qu’une épouse dont le principe de base est la baise, en a fait son baiseur et qui depuis, aime se le faire régulièrement.
Elle était dans un coin, et il a tout de suite vu qu’elle était en chaleur et ne pouvait pas attendre.
Il n’a pas attendu.
Pendant qu’elle se faisait enculer debout, un fan de la "gay-pride" ─ parade des homosexuels et des lesbiennes ─ allongé sur le sol, parlait de "baisons futés" et s’excusait pour le "lape-suce" (lapsus), car, susurrait-t-il, il voulait dire "bison futé" (l’appellation publicitaire du système de régulation du trafic routier) !
Le gigolo de service s’est occupé de lui aussi dans la soirée.
Ce soir là, l’escalier ne manquait pas d’affluence.
La queue grossissait de plus en plus.
L’espace à l’étage ne pouvait plus accueillir tout le monde.
Par moments, de drôles de "glapissements" canins se faisaient entendre !
Des effluves se répondaient et dans la pénombre, deux femelles s’occupaient des alcools et de la poudre.
[6] Il est tellement serviable que sa bite est accueillie partout !
[7] Pour elle, il n’y a pas que le sexe dans la vie, il y a aussi le cul.
[8] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[9] Culture.
[10] Elle précise cependant qu’au fond, elle s’en tape car elle baise quand elle veut avec des "musulmans" (la con-fusion entre l’origine ethnique d’une personne et son adhésion à l’Islaam continue d’être entretenue et se traduit, entre autres, par l’assimilation des "arabes" par exemple aux "musulmans" et par la difficulté de comprendre que le Message d’Allaah ne s’adresse pas à une ethnie particulière, mais à tous les êtres humains et que par conséquent, toute personne peut faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande, c'est-à-dire être croyante).
[11] Et ajoute qu’elle milite afin que ces femmes s’intègrent et s’assimilent pour devenir des "femmes libérées" comme elle !
[12] Amis, pour bien chanter l’amour,
Il faut boire,
Il faut boire
À la santé du petit conduit
Grâce auquel on se réjouit,
À la santé du petit conduit,
Par où Margot fait pipi !
[13] En préparant la suite.
[14] Elle a été remarquée lors d’une manifestation avec "des travailleuses du sexe", des putes, pour "la défense du droit au travail" !
[15] Avec une préférence pour celles au Q.I. enviable !
[16] Celle "des maisons de tolérance".
[17] Contraction des mots "intégrées" et "assimilées".
[18] Elle s’occupe aussi de mâles qui dans le cadre d’autres structures sont destinés au même usage, et servent également d’étalons.
Ces femelles et ces mâles sont "fiers de leur réussite", et très attachés à l’os de porc qu’ils peuvent ronger dans le cadre de la "diversité" voulue par leurs patrons.
[19] Concilier.
[20] Culpabiliser.
[21] Confort.
[22] En priorité cul-inaire.
[23] Elle parle aussi de "libération de la femme", et se délecte de mots sur "la baisolution" (con-traction de baise et révolution).
[24] Sculpture.
[25] Un chef d’œuvre pour elle, et pour d’innombrables autres.
[26] Continue.
[27] Culte.
[28] Conjugal.
[29] Contribue.
[30] Voir :
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mardi 29 novembre 2011

SUR LA LUMIÈRE


« Celui à qui Allaah n’a pas fait pas de lumière[1] n’a pas[2] de lumière ».[3]


[1] Ne fait pas de lumière, prive de lumière.
[2] N’a aucune lumière.
[3] Wa mane lame yaj’al Allaah laho nour famaa laho mine nour.
Alqoraane (Le Coran) sourate 24 (chapitre 24), Annour (le "r" roulé), La Lumière, aayate 40 (verset 40).
Voir :
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lundi 28 novembre 2011

FOU ZITE KI ?

« L’élection » dite présidentielle approche.
Et comme à l’approche de chaque « élection » en France, il revient encore plus sur le devant de la scène.
Les uns hurlent qu’il ne doit en aucun cas bénéficier du moindre « droit » de vote parce qu’il est immigré, c'est-à-dire arabe, donc musulman, et par conséquent à écarter.
Les autres trouvent qu’il serait, malgré tout, souhaitable même s’il est ce qui se dit, que le « droit » de vote lui soit octroyé[1] pour les élections locales.[2]
Parfois au marché, il est abordé par des adhérents de ces partis de gauche, du centre, de droite, et autres, qui parlent de lui depuis des lustres.
─ Est-ce que tu seras reconnaissant en votant pour nous, si nous te donnons la possibilité de voter ?
─ Fouti ?
─ Oui, voter.
─ Bour[3] fou ?
─ Oui, pour nous.
─ Fou zite ki ?
─ Nous sommes l’opposition.
─ Lou bouzisioune ?
─ C’est ça, je vais t’expliquer pour que tu en parles aux gens comme toi.
Après un rappel historico-politico-économico-sociologico-cul-turel, le distributeur de tracts a poursuivi :
─ Maintenant il faut que tu dises tout cela aux autres afin qu’ils sachent pour qui voter, si un jour nous acceptons que vous votiez.
─ Foutiez ?
─ Votiez, oui, un jour inechala.
─ Ine chaa-e Allaah.[4]
─ Le vote en République est inséparable de la laïcité, tu le sais ?
─ Le fout en riboublik çi lalla citi ?[5] Jabite citi.
─ Je sais que tu habites à la cité,[6] et je te trouve sympa.
─ Saint ba ?
─ Oui, sympathique.
─ Saint batic ?
─ Parfaitement, avec des comme toi aux « élections », ça pourrait être le raz de marée pour nous.
─ Le rat de marais ?[7]
─ Exactement, tu parles bien quand tu veux.
─ Boune souq[8] mçiou.
─ Tu veux dire bon marché, monsieur.
Serein, « l’immigré » sait, de Source Sûre, d’où il vient, et où il va.
Il sait, de Source Sûre, que sa Résistance à la désintégration remonte à l’aube de la Vie, et continuera jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.[9]

BOUAZZA


[1] Il ne sait pas qui les oblige à le dire, pour ne pas le faire lorsqu’ils sont autorisés à "gouverner".
[2] Il est totalement exclu de parler d’une éventuelle participation aux élections "plus sérieuses" !
[3] Le "r" roulé.
[4] Si Allaah veut.
[5] Lalla citi : dame cité.
[6] La banlieue "qui craint".
[7] Il va sans dire que le jeu de mots ne cherche en aucune manière à nuire au rat.
[8] Souk, marché.
[9] Voir :
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vendredi 25 novembre 2011

BOUNDOUQ

« On fêta l’événement par le régal des régals : le boundouk-[1] un chaudron géant où très longtemps un mouton entier avait mijoté et libéré le jus de sa viande, de ses os et de ses tripes; à mi-cuisson, on lui avait adjoint une brassée de légumes et quelques épices connues des montagnards seuls, c’est-à-dire un choix harmonieux de ce qui avait poussé sur terre et sous terre, à proportions égales de saveurs avec le suc du ruminant. Et maintenant, découpée en quartiers, abats fumants par-dessus, la viande était servie dans un plateau en bois d’arganier large de deux enjambées d’homme. Deux autres plateaux tout aussi immenses contenaient respectivement les légumes et un dôme de grains d’orge verts, tendres, cueillis juste avant la maturation et que des douzaines de mains de femmes avaient cuits sur un treillis de doum, à la fumée d’un feu de bois. Au son des tambours, des flûtes et des cymbales qui dialoguaient de crête en crête, on formait religieusement une boule de boundouk avec quelques légumes et un morceau de viande, on l’arrosait d’une louchée de bouillon, et puis on mastiquait dans le recueillement d’une prière muette à la Mère nourricière, yeux fluides, narines palpitant d’émotion ».[2]


[1] Boundouq : l’ancêtre du couscous.
[2] Driss Chraïbi, Naissance à l’aube, Paris, le Seuil, 1986, p. 108.
J’ai déjà cité ces lignes dans un texte intitulé "Souffle".
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mercredi 23 novembre 2011

TOUJOURS SUR L’INGRATITUDE

Par les chevaux[1] qui halètent.[2] Qui font jaillir des étincelles.[3] Qui montent à l’assaut à l’aube.[4] Qui font voler la poussière.[5] Et pénètrent au milieu du rassemblement ennemi.[6] L’être humain[7] est ingrat envers son Seigneur.[8]


[1] Les coursiers.
[2] Wa al’aadiyaate dabhaa.
Par les chevaux qui galopent en faisant entendre un râle.
[3] Falmouriyaate qadhaa (le "r" roulé).
[4] Falmoughriyaate sobhaa (le "r" roulé).
Qui attaquent le matin.
[5] Fa-a-tharna bihi naq’aa.
Ils soulèvent ainsi chez l’ennemi un nuage de poussière.
[6] Fawaçatna bihi jam’aa.
Et pénètrent au centre de la troupe ennemie.
[7] Al-i-nçaane.
[8] Inna al-i-nççane lirabbih lakanoud (le "r" roulé).
L’Homme est assurément plein d’ingratitude envers son Seigneur.
Alqoraane (Le Coran), sourate 100 (chapitre 100), Al’aadiyaate, Les Chevaux qui Galopent, aayate 1 à aayate 6 (verset 1 à verset 6).
En note de bas de page, Kachriid précise que "ce chapitre commence par un hommage aux chevaux intrépides qui se lancent fougueusement à l’assaut de l’ennemi.
Après sa défaite d’Ouhoud, le plus grand souci du Messager Mohammad sur lui la bénédiction et la paix, a été de se créer une puissante cavalerie".
Salaah Addine Kachriid (Salah Eddine Kechrid), traduction du Qoraane (Coran), Lobnaane (Liban), Bayroute (Beyrouth), éditions Daar Algharb Alislaami, cinquième édition, 1410 (1990), première édition, 1404 (1984), p. 818.
[8] J’ai déjà mis ces versets sur "le net", sous les titres "Ingratitude" et "Encore sur l’ingratitude".
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mardi 22 novembre 2011

AINSI PARLE…

Dans Paris et sa région, ils marchent.
Des colonisés.
Des indigènes.
Des moins que rien.
Des bougnoules.
D'habitude, personne ne les voit.
Comment ont-ils osé devenir visibles ?
─ Moi, monsieur, j'ai toujours su, oui toujours su, que Charles Martel a arrêté les musulmans à Poitiers et les a chassé hors de France.
─ Et ça c'est quoi en plein Paris au jour d'aujourd'hui ?
─ Ils ont été chassés d'Espagne et d'autres contrées d'Europe et d'ailleurs par nos forces, oui monsieur.
─ Mais ça, c'est quoi ?
─ Puis écrasés partout, avant les croisades.
Nous avons fait beau travail, monsieur.
À plein temps. .[1]
─ Meeerde.
Et ils sortent d'où alors ?
─ …
Ils marchent.
Des hommes, des femmes, des enfants.
Depuis combien de temps marchent-ils?
Quelle distance ont-ils parcouru ?
Pour eux, le temps ne compte pas et ils ne mesurent pas l'espace.
Un immense souffle est en eux.
Le but est en eux.
Ce qui doit être sera.
Ils s'approchent de la Seine au rythme de battements tels ceux du coeur de la Mère[2] que tout enfant béni garde en lui.
Un peu partout, des rangs noirs formés par les forces des ténèbres.
Des nuages voilent la clarté du jour.
Mais pour ces personnes qui marchent, tout est lumineux.
Dans un bar, affalés au comptoir, devant un énième verre de vin rouge, deux semblants d'êtres humains continuent de vociférer :
─ À plein temps, oui monsieur.
─ Mais qu'est-ce qu'on attend pour écraser ces rats ?
Les rangs noirs explosent, des véhicules ternes vrombissent.
L'arsenal du carnage se répand.
Un déversement de haine.
Dans Paris et sa région, plus de douze mille arrestations.
Des camps de détention et de torture.
Des blessés.
Des tués.
Des corps d'hommes, de femmes et d'enfants jetés dans la Seine.[3]
Des moyens dits d'information ont informé :
Des semeurs de désordre, terroristes musulmans, fanatiques, ont été mis hors d’état de nuire.
Un homme fixe le fleuve et sourit.
Les personnes qui y ont été jetées continuent de marcher.
Des hommes, des femmes et des enfants.
Le ciel et le fleuve se rejoignent, font jaillir des images, des couleurs, des formes, des mouvements, des sons AUTRES.[4]

BOUAZZA


[1] En 1991, (selon le calendrier dit Grégorien) lors de l’agression impérialo-sioniste contre Al’iraaq (l’Iraq) à laquelle l’armée de Francaise a participé, lorsque les chantres des carnages reprochaient à cette armée de ne pas massacrer suffisamment, le président de gauche de l’époque, le socialiste François Mitterrand, "amoureux du travail bien fait", défendait les militaires en précisant qu’ils détruisent à plein temps, et non à mi-temps comme certains voulaient le faire croire (se reporter à mon texte intitulé "L’amour du travail bien fait").
[2] Aloumma, La Matrie, la Communauté.
[3] S’il vous faut une date, alors mettez 17 octobre 1961.
[4] Se reporter à mon texte intitulé "Ainsi parle un Musulman de France né au Maroc".
Voir :
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