mercredi 8 février 2012

LA ROUSSE

J’ai déjà signalé[1] que vers la fin de ce qui est considéré comme mon « parcours professionnel », j’intervenais, auprès de jeunes délinquants incarcérés.
En 2003,[2] j’ai participé à alimenter en textes un « blog » ouvert aux personnes de « ma » promotion, intervenant auprès de jeunes sur décision judiciaire.
Il m’arrive de revenir sur l’un ou l’autre de ces textes, et de redonner ainsi à lire, ou à relire, ce que j’ai déjà donné.
En voici un de ces textes[3] :
« Au tribunal, il[4] est tombé sur la juge qui a horreur de la délinquance des jeunes.
La rousse aux yeux verts, qui envoie toujours en prison.
L’avocat qui lui a été servi n’était pas frais et empestait la vin-aigrette.
L’éducatrice se voit encore dans un meeting du neuf trois[5] sur « Spartacus » et continue de délirer sur son sein-dit-cas[6] en se grattant le derrière, pour faire sentir sa pro-position d’alternative à l’enfermement.
Il n’en revient pas.
Tout ce monde « pour lui ».[7]
« Les ducs à tiffes » c’est quelque chose, n’est ce pas ?
C’est important.
Ça remonte « au temps où les dromadaires avaient des ailes et les grenouilles des plumes ».
Aux temps zimmémoriaux.
Bien avant le thon des soeurs Ize.[8]
Il en parlera un jour peut-être, au moment pro-pisse.[9]
La juge, malgré ses yeux verts, lui a jeté un regard noir.
Il n’a pas cherché à l’attraper, ni à le ramasser lorsqu’il est allé tâter le sol couleur de jurisprudence.
Ce regard est resté sans effet sur son humeur qu’il n’est pas aisé de saisir.
Le petit bout de lingerie dit cul-otte que la juge laisse entrevoir entre ses jambes juridiquement écartées, a souvent le teint rouge et noir de la couverture du code de procédure pénale, affalé, comme essoufflé sur le bureau.
Ces pensées zéro-tiques[10] furent arrêtées par la rousse aux yeux verts au moment où elles allaient lui chatouiller l’entre-cuisses et porter ainsi atteinte à sa profondeur de femme publique, investie d’une miss-ion d’intérêt général.
Croisant ses gui-boles, elle a enchaîné d’une voix de chienne policière dans l’exercice de ses fonctions :
─ Lorsque vous quitterez la prison, puisqu’il faut bien la quitter, n’oubliez surtout pas que pour vous, aucun écart ne restera impuni.
C’est l’épée de Damoclès.
À bon entendeur salut.
─ Je n’ai pas oublié, a dit le jeune, et je n’ai pas arrêté d’y penser.
Les pets de dame Oclès.
Ça me fout les tonsje.[11]
J’ai connu dame Oclès à Roubaix.
J’étais petit.
Elle m’impressionnait et j’avais peur de me trouver seul avec elle.
Je ne me souviens plus de ce que je faisais dehors, la nuit, lorsque je suis tombé sur elle.
Au tournant d’une rue.
Elle me visait et ses pets, comme des tirs de flingue, ont failli m’atteindre.
J’ai dû faire appel à toute ma souplesse ancestrale[12] pour les semer.
En les semant, ils repoussaient instantanément, et dame Oclès se réapprovisionnait comme elle voulait et continuait ses tirs.
À la gare ferroviaire, j’ai eu du répit.
Une voix d’hôtesse de l’air ménopausée annonçait le départ immédiat du TGV[13] au quai IVG,[14]comme avortement.
Mon coup a avorté d’ailleurs puisque j’ai raté le train.
Je ne suis pas de ceux qui le prennent en marche ou qui attendent l’autre.
Un steward au ton constipé annonçait un départ au quai C comme chébran.[15]
En passant devant la salle d’attente, une nnasseco[16] aux yeux de look-homme[17] s’est tout de suite inquiétée :
─ T’as paniqué ?
─ Non, j’ai pas niqué.
En racontant ma nuit agitée au mec chargé de mon suivi en détention, il a demandé que je sois autorisé à le retrouver à la bibliothèque.
Lorsque je l’ai retrouvé, il m’a tendu un dictionnaire Larousse :
─ Cherche Damoclès et lis ce qui est écrit.
Au bout d’un certain temps et de pas mal de remue-méninges, j’ai fini par faire semblant de croire que le dictionnaire Larousse n’est pas de la même téci[18] que la rousse du tribunal qui a décidé de m’envoyer en prison.
J’ai donc décidé d’accepter Larousse.
Puis, au bout d’un autre temps, peut-être plus long, j’ai fini par trouver ce que le mec chargé de mon suivi en détention, m’a demandé :
─ « Damoclès, familier du tyran de Syracuse, Denys l’Ancien (IVème s. av. J.C.).
Je me suis arrêté de lire.
De ce qui est entre parenthèses, je n’ai compris que J.C., Jacques Chirac.[19]
Je l’ai dit au mec chargé de mon suivi en détention :
─ T’arrêtes de faire le onc[20] et continues de lire.
« Pour lui faire comprendre combien le bonheur des rois est fragile, Denys, au cours d’un banquet, fit suspendre au dessus de la tête de Damoclès, une lourde épée attachée à un crin de cheval ».
─ Chapeau, ou béret, comme tu dis.
Tu vois, quand tu veux, tu peux, ou comme dirait ton copain J.C. « quand on veute, on peute ».[21]
Tu piges maintenant pourquoi la juge, la rousse, qui n’a rien à voir avec le dictionnaire, t’a parlé de l’épée de Damoclès ?
C’est pour que tu te mettes bien dans ce qui te sert de crâne, que t’es mal barré et qu’à la moindre connerie t’en auras encore sur la gueule.
Et tu sais très bien qu’avec la juge, pas Larousse, c’est pour de vrai.
Pas parce qu’elle a horreur des jeunes délinquants ou qu’elle se permet certains écarts bien connus, mais tout simplement parce qu’elle applique ce que sa position lui permet d’appliquer.
L’Etat de Droit, tu connais ?
─ Les tas de droits, la miss-ion d’intérêt général, les pets de dame Oclès, c’est ouf.[22]
Mon rire et le rire du mec chargé de mon suivi en détention, ces rires qui ont ce jour-là secoué les murs de la Maison d’Arrêt,[23] sont aujourd’hui dans le livre des records.
Quelques jours plus tard, il s’est passé ceci :
Au parloir, dame Oclès est arrivée pour voir son fils.
Au bout d’un moment, elle a entonné un chant.
Ce chant a été entendu par tous les détenus ainsi que par les corbeaux et les mouettes, en grand nombre, qui viennent se nourrir de ce que les prisonniers leur « transmettent » à travers les barreaux.
Des détenus précisent que ces corbeaux et ces mouettes reprennent en choeur dans le ciel, ce chant inoublié.[24]

BOUAZZA


[1] Se reporter à mon texte intitulé "Encore sur la quiétude".
[2] Selon le calendrier dit grégorien.
[3] Intitulé "Les pets de dame Oclès", dans le CD intitulé "Les ducs à tiffes".
[4] Le jeune délinquant.
[5] Le 93, département de la Seine-Saint-Denis, dans la région parisienne.
[6] Syndicat.
[7] L’éducatif.
[8] "Le temps des cerises", chanson de 1866 considérée comme une chanson "engagée" concernant le soulèvement populaire dit "Commune de Paris" qui lui, date de 1871 !
Elle a été reprise par des artistes, toutes tendances confondues, et continue de l’être.
C’est une "référence" pour la gauche en France.
[9] Propice.
[10] Érotiques.
[11] Les jetons, la trouille, la peur.
[12] Pas la gauloise, l’autre.
[13] Train à Grande Vitesse.
[14] Qui veut dire aussi Interruption Volontaire de Grossesse (avortement).
[15] Branché.
[16] Connasse.
[17] Loukoume (confiserie turque).
[18] Cité.
Des cités des banlieues où sont parquées des populations issues du processus migratoire, considérées comme des merdes en France, et où des jeunes expriment leur colère pour protester contre le traitement qui leur est réservé.
[19] Président de la République à l’époque.
[20] Le con.
[21] Jacques Chirac est connu pour cette manière de s’exprimer, que des humoristes accentuent.
[22] C’est fou, c’est lourd, ça fait chier.
[23] La prison.
[24] Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
http://laroutedelafoi.blogspot.com
http://voyageur-autre.blogspot.com

mardi 7 février 2012

QUE PEUVENT FAIRE LES AGRESSIONS ?

Objets depuis toujours des agressions des imposteurs, les croyants et les croyantes[1] poursuivent la Résistance depuis Aadame[2] sur lui la bénédiction et la paix.
La Résistance.
Savez-vous ce qu’est la Résistance ?
Et qui vous dira jamais ce qu’est la Résistance ?
Saisir le Sens.
Renforcer le Lien.
Faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Que peuvent faire les agressions des imposteurs qui se poursuivent ?
La Résistance, soutenue par Allaah, continuera jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.[3]

BOUAZZA


[1] Almouminoune wa almouminaate.
[2] Adam sur lui la bénédiction et la paix.
[3] "Nous ne sommes pas comme ceux qui nous agressent" ont dit, disent et diront, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas, les croyants et les croyantes qui font de leur mieux pour saisir le Sens, renforcer le Lien, puiser à la Source de la Connaissance, suivre la Route de la Foi, témoigner, rappeler, transmettre, vouloir la Parure de la Piété.
Confiants, ils poursuivent la Marche.
"Et l’avenir est à la piété".
Se reporter à mon texte intitulé "Nous ne sommes pas comme eux".
Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
http://laroutedelafoi.blogspot.com
http://voyageur-autre.blogspot.com

lundi 6 février 2012

ENCORE SUR LA MEILLEURE NOURRITURE


Des imposteurs continuent de recourir à du réchauffé, constitué de ce qui est mauvais et indigeste, qu’ils servent depuis des lustres, en tentant de faire passer sa puanteur pour un « goût rare », que ne peuvent apprécier que des « privilégiés » !
Vidés de ce qui remplit l’être humain avant même qu’il ne soit de ce monde, ils sont arrogants, méprisants, malfaisants.
Ils visent toujours à tromper, à manipuler, et à déverser constamment leur poison.
Préservés de ce poison par Allaah, les croyants et des croyantes[1] se nourrissent de la piété.[2]
Depuis notre père Aadame[3] sur lui la bénédiction et la paix, et notre mère Hawwaa[4]qu’Allaah la bénisse, ils en transmettent les bienfaits et la saveur.[5]

BOUAZZA

[1] Almouminoune wa almouminaate.
[2] Attaqwaa.
[3] Adam, sur lui la bénédiction et la paix.
[4] Hawwaa-e, Ève, qu’Allaah la bénisse.
[5] "Nous ne sommes pas comme ceux qui nous agressent" ont dit, disent et diront, jusqu’à la fin de l’existence ici-bas, les croyants et les croyantes qui font de leur mieux pour saisir le Sens, renforcer le Lien, puiser à la Source de la Connaissance, suivre la Route de la Foi, témoigner, rappeler, transmettre, vouloir la Parure de la Piété.
Confiants, ils poursuivent la Marche.
"Et l’avenir est à la piété".
Se reporter à mon texte intitulé "Nous ne sommes pas comme eux".
Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
http://laroutedelafoi.blogspot.com
http://voyageur-autre.blogspot.com

samedi 4 février 2012

LE PLUS GRAND COMBAT


Mon frère aîné[1] qui ne m’a pratiquement jamais écrit, a chargé au mois de septembre 2011,[2] une de mes sœurs de passage en France, de me remettre un mot de sa part.[3]
Avant-hier, mercredi 1er février 2012, j’ai reçu de lui une lettre dans laquelle il me dit entre autres :
« J’ai fini par tuer mon ego, ce terrible ennemi logé en nous et qui est notre principal adversaire ».[4]
Dans ma réponse, je lui ai fait savoir que j’étais content d’apprendre qu’il mène ce dur combat désigné par Mohammad, notre ultime Prophète et Messager sur lui la bénédiction et la paix, comme étant « aljihaad alakbar ».[5]
Il y a quelques années, j’ai mis sur « le net » le texte suivant :
« À une étape de son cheminement, une personne se souvient et cherche à entendre les nouveaux battements de son cœur :
«J’invoque le Créateur pour qu’Il m’accorde Son Pardon, Sa Miséricorde et me remplisse du Message.
Je refusais de reconnaître que tout ce qui comptait pour moi était de paraître, d’attirer l’attention, d’être le centre d’intérêt.
Je voulais tout réduire à moi-même.
Je cédais à n’importe quoi pour les flatteries.
Je ne voyais que mon nombril.
J’inversais les rôles afin de m’attribuer ce qui gonflait mon ego déjà démesuré.
Je ne savais pas me taire pour écouter, voir, réfléchir.
Je parlais fort.
À tort et à travers.
Je m’imposais parfois le silence, mais pour faire céder quelqu’un à mes caprices.
Je me complaisais dans la confusion, dans les penchants désordonnés, dans les approches émiettées, dans l’erreur.
Je vivais mal le moindre reproche, n’acceptais pas de remarque et ne supportais pas que quelque chose me soit refusée.
Je mettais un acharnement pathologique à entretenir mon entêtement et mon hystérie.
Je cachais, dissimulais, camouflais, travestissais, déguisais, pervertissais, enfouissais, trichais et recourais à d’autres pratiques condamnables.
J’utilisais divers moyens pour trahir la confiance et tromper sans me soucier des conséquences, et en éprouvant des satisfactions malsaines.
Je nourrissais de l’animosité et de la rancune contre tout ce qui me contrariait.
J’agissais par pulsions.
Par impulsions.
J’étais dans les ténèbres.
Dans l’ignorance.[6]
J’allais vers le chaos, comme ceux et celles qui se ruent vers l’échec en pensant atteindre le succès.
Puis le temps s’est écoulé.
Et l’espace a défilé.
Maintenant je comprends que le Maître des Univers ne change ce qu’il y a en une personne, que lorsque celle-ci change ce qu’il y a en elle.
Je réalise que le plus grand combat[7] est celui que mènent les croyants et les croyantes[8] en faisant ce qu’ils peuvent pour être couverts de la Parure de la Piété.
J’apprends à Aimer.
Aimer à retrouver la Raison.[9]
Saisir le Sens.
Renforcer le Lien.
Savez-vous ce que sont le Sens et le Lien ?
Et qui vous dira jamais ce que sont le Sens et le Lien ? »[10]

BOUAZZA


[1] Il est âgé de soixante douze ans.
[2] Selon le calendrier dit grégorien.
[3] Se reporter à mon texte intitulé "Réponse".
[4] Dans un texte intitulé "Chemin faisant", mis sur "le net" en janvier 2012, j’ai noté :
Mon frère aîné, "haut fonctionnaire" à la retraite, considère encore qu’aucun membre de la fratrie ne peut lui dire quoi que ce soit au sujet de son comportement, parce qu’il est l’aîné.
[5] Le "r" roulé.
Le plus grand combat.
[6] Aljahl.
[7] Aljihaad alakbar.
[8] Almouminoune wa almouminaate
[9] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[10] Texte intitulé "Repentir".
Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
http://laroutedelafoi.blogspot.com
http://voyageur-autre.blogspot.com

vendredi 3 février 2012

NE PAS IGNORER LES RÉPONSES

Qui sommes-nous ?
D’où venons-nous ?
Où allons-nous ?
Des personnes continuent de se poser ces questions.
Les croyants et les croyantes[1] n’ignorent pas les réponses à ces questions.[2]
Allaah, dans Son Infinie Miséricorde, depuis Aadame[3] sur lui la bénédiction et la paix, a indiqué la Voie pour sortir des ténèbres à la Lumière.
Il a chargé les Prophètes et les Messagers sur eux la bénédiction et la paix, de transmettre Son Message.
Mohammad, l’ultime Prophète et Messager[4] sur lui la bénédiction et la paix, a eu pour Mission de transmettre Alqoraane qui est la synthèse, la continuation et le parachèvement de ce Message.[5]

BOUAZZA


[1] Almouminoune wa almouminaate.
[2] L’Islaam rejette l’obscurantisme, l’ignorance (aljahl) et pousse à l’effort (l’ijtihaad) pour l’acquisition de la Connaissance.
On peut ne pas être "cultivé" et atteindre la Connaissance, comme on peut être "cultivé" et rester dans l’ignorance.
[3] Adam sur lui la bénédiction et la paix.
[4] Un Prophète (Nabiyy) sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah.
Un Messager (Raçoul) sur lui la bénédiction et la paix, est quelqu’un qui a reçu d’Allaah la mission de rappeler ce qui a été précisé auparavant dans le Message d’Allaah, et de transmettre une législation nouvelle, dans la continuité du Message d’Allaah.
Dans un hadiithe (hadith, hadite), l’ultime Prophète et Messager, Mohammad sur lui la bénédiction et la paix, indique que le nombre total des Prophètes sur eux la bénédiction et la paix est de cent vingt quatre mille, et celui des Messagers sur eux la bénédiction et la paix est de trois cents quinze.
Hadiithe rapporté par l’imaame Ahmad, (l’imam Ahmed) qu’Allaah le bénisse.
Alhadiithe (le hadiithe) renvoie à Assonna, c'est-à-dire à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assona procède d’Alqoraane.
[5] Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
http://laroutedelafoi.blogspot.com
http://voyageur-autre.blogspot.com

jeudi 2 février 2012

PALACE


« Des oiseaux au dessus du Nil,[1] répandent le chant du jour naissant.
Le ciel semble se pencher pour caresser les croyants et les croyantes[2] en prière.
Des yeux s’emplissent de larmes d’Amour.
Le fleuve participe à cette mélodie de la Vie et va à la rencontre d’albahr alabyad almotawassite.[3]
La veille, au balcon du palace[4] où il occupe une suite, un vieil homme en « kimono » de soie rose, les traits congestionnés, un verre de whisky à la main, regardait la multitude, grommelait des insultes et retournait à l’intérieur où l’attendait son « compagnon », un jeune qui aime les dollars et les alcools des hôtels pour « riches », qu’il fréquente avec assiduité « pour rendre service » aux vieux homosexuels.
Au bout d’un moment, le téléphone sonne.
Un média de France veut avoir l’avis du vieil homosexuel, connu dans le milieu « artistique », sur ce qui se passe à Miçr.[5]
Et voilà le vieux parti dans une sorte de rengaine hystérique, la rengaine habituelle contre l’Islaam qui menace la « civilisation », rengaine entretenue depuis des lustres pour appuyer toutes les agressions qui n’ont jamais cessé, contre les croyants et les croyantes.
Le vieil homosexuel est cependant rassuré parce que les « forces civilisées »[6] surveillent les « barbares ».
Il a posé le téléphone, s’est allongé et a demandé au « compagnon » de lui servir un autre whisky, de lui mettre un DVD[7] d’un film en arabe, sa langue maternelle, et de venir le masser.
Quelques jours plus tard, après la chute du tyran[8] à Touns,[9] la Marche a fait chuter le dictateur[10] à Miçr ».[11]
Les ordures comme celle au balcon du palace, sont légion dans les pays dits « arabo-musulmans », et l’imposture est partout.
La Résistance continuera jusqu’à la fin de l’existence ici-bas.[12]

BOUAZZA

[1] Anniil.
[2] Almouminoune wa almouminaate.
[3] La mer blanche intermédiaire, la mer méditerranée.
[4] Un palace semblable aux innombrables autres dans les pays dits "arabo-musulmans" où sont accueillis des voleurs, des usurpateurs, des fraudeurs, des truands, des mafieux, des faussaires, des proxénètes, des trafiquants de tous bords, des imposteurs et autres détritus.
Un palace où les ébats des débauchés, les alcools, et les drogues sont quotidiens comme le sont les soirées de la pédophilie, de l’adultère, de la pédérastie, et des lesbiennes.
Des "personnalités" de gauche, du centre de droite du monde entier s’y retrouvent pour se "ressourcer", "réfléchir", et se frotter aux indigènes.
Des "congressistes", des "artistes" toutes tendances confondues, viennent se donner en spectacle !
Un palace bien fourni en putes, en pervers, en pourris, ouvert à ceux qui dégoulinent d’argent sale, de vice, de puanteur, et contribuent ainsi à conserver aux pays dits "arabo-musulmans", leur statut de bordel.
Les croyants et les croyantes savent que les "États" de ces pays n’ont rien à voir avec l’Islaam, et que les employés placés à leur tête par l’impérialo-sionisme, sont des imposteurs que l’Islaam rejette, dénonce, condamne et combat.
L’Islaam, depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
Se reporter à mon texte intitulé "Leur Rakech".
[5] Maçr (le "r" roulé), Égypte.
[6] Les forces impérialo-sionistes, surtout celles qui occupent Filistiine, Falastiine (la Palestine), une partie de Souryaa (la Syrie), Al’iraaq (l’Iraq), Afghanistaane (l’Afghanistan) et autres.
[7] Digital Versatile Disc ou Digital Video Disc, disque optique numérique utilisé comme support pour des films.
[8] Ben Ali (Ibn ‘Aliyy), qui s’est enfui le vendredi 14 janvier 2011, selon le calendrier dit grégorien.
[9] Tunisie.
[10] Hosni Moubarak (Mobaarak), qui a démissionné le vendredi 11 février 2011.
[11] Se reporter à mon texte intitulé "Lmslm".
[12] Voir :
http://raho.over-blog.com
http://paruredelapiete.blogspot.com
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com
http://laroutedelafoi.blogspot.com
http://voyageur-autre.blogspot.com

mercredi 1 février 2012

SOUS TES PIEDS, LE PARADIS


Une humble habitation paysanne.
Je m’y rendais, devancé par mon cœur.
Au début, je partais du souq,[1] à travers la campagne.
À pied ou à dos de mulet.
Flots de pensées.
Averses d’images.
Afflux de sensations.
La nuit, les étoiles qui embellissaient le ciel étaient dans tes yeux.
Ton silence me parlait.
Quand tu riais, ton rire discret sentait l’aube de la Vie.
Lorsque tu préparais le pain, tes doigts fins caressaient la pâte et lui donnaient la forme voulue.
De temps à autre, tu ajoutais une branche de bois dans le four fait de terre par toi-même, et la flamme donnait au teint de ton visage une couleur plus chaude.
J’observais.
J’apprenais à déchiffrer la calligraphie qui m’était offerte.
Des saisons ont succédé aux saisons.
D’ici, je te contactais par téléphone.
Quand le jeûne[2] pouvait être préjudiciable à ta santé parce que tu n’avais plus la force physique de l’accomplir, je te rappelais qu’il n’y a pas de contrainte en Islaam[3] et qu’Allaah dans Sa Miséricorde dispense du jeûne les croyants et les croyantes[4] qui ne sont pas en mesure de jeûner.
Pour cette dispense, je n’oubliais pas de t’expliquer qu’il fallait offrir, selon tes moyens, pour chaque jour du mois de ramadaane, à une personne dans le besoin, un repas le soir, ou l’équivalent de ce repas en argent.
S’agissant de la Prière,[5] lorsque tu avais du mal à utiliser l’eau pour faire tes ablutions, je te rappelais que tu pouvais recourir aux ablutions dites pulvérales,[6] et que tu pouvais prier assise ou allongée si ton état ne te permettait pas de faire autrement.[7]
Ai-je su voir sous tes pieds, le Paradis ?[8]

BOUAZZA

[1] Souk; marché.
[2] Assawme, pendant le mois de ramadaane (ramadan) qui est le mois de jeûne en Islaam.
[3] L’Islaam depuis Aadame (Adam) sur lui la bénédiction et la paix, consiste à faire de son mieux pour Adorer Allaah, comme Allaah le demande.
[4] Almouminoune wa almouminaate.
[5] Assalaate.
[6] Attayammome.
[7] Se reporter à mes textes intitulés "Ma mère", "Innaa lillaah wa innaa ilayh raaji’oune" et "Et toi ta mère ?".
[8] "Aljanna tahte aqdaame alommahaate", le paradis est sous les pieds des mères.
Hadiithe attribué à Mohammad, l’ultime Prophète et Messager, sur lui la bénédiction et la paix.
Alhadiithe (le hadith, le hadite) renvoie à Assonna, c'est-à-dire à ce qui a été rapporté concernant la conduite de Mohammad sur lui la bénédiction et la paix.
Alqoraane n’a de sens qu’avec Assonna et Assonna ne peut exister sans Alqoraane.
Assona procède d’Alqoraane (Le Coran).
Voir :
http://raho.over-blog.com/
http://paruredelapiete.blogspot.com/
http://ici-bas-et-au-dela.blogspot.com/
http://laroutedelafoi.blogspot.com/
http://voyageur-autre.blogspot.com/